• Rien, que des mots

    Un article un brin théorique et 100 % engagé

     

     

     

    Rien, que des mots

     

     

     

     

    Le sexisme permet à la structure économique, politique et aux idéologies de se reproduire de la manière la plus identique possible afin de répondre aux objectifs de profit financiers de la société patriarcale. En dernière instance, il s'agit bien sûr de la domination sexuelle du mâle sur la femelle, privant autant que faire se peut celle-ci de ses instincts de choix en vue de la reproduction de l'espèce la plus saine possible (on parle de système immunitaire différent, favorisant une meilleure possibilité de survie pour la progéniture, notamment), au profit de l'instinct de reproduction massive de ses propres gènes [donc avec un maximum de femelles possibles]. Pour réussir un tel déséquilibre, la société patriarcale affirme le droit de propriété sur les êtres et renverse le processus de séduction rencontré chez la plupart des espèces. La femelle au départ ne convient pas telle qu'elle est, il faut constamment qu'elle s'améliore, se modifie, réponde aux moindres fanstames, désirs masculins afin de se gagner un mâle, vive avec les autres femlles, une guerre de chaque instant pour en montrer plus, mieux, avoir plus de, moins de, bref, tous les coups bas sont permis.

     

    Dans le cadre de notre questionnement au sujet des mots, cela renvoie à la banalisation de tout le lexique dirigé contre les femmes. Il devient même ridicule de s'en offusquer. Surtout si on est une femme! Et si on ne veut pas perdre son statut de « vrai homme » passer pour une « tapette », un « pédé »... La révolte? Risquer de provoquer une cassure, la fin d'un lien? Peur ancestrale de la femelle envers le mâle qui la traine par la tignasse et la viole. Surtout, conitnuer à créer ces faibles femmes qui s'oublient, donnent soignent, et perptétuent l'éducation sexiste, ces femmes qui gardent leur petit espace, qui dansent sagement, et les hommes forts qui tuent et prennent tout l'espace, notamment via les sports et la politique, et l'économie. Et...

     

    Les mots et les femmes, 1  [par Mathieu]


    Les mots et les femmes, 2  [par Mathieu]

     

    Les mots et les femmes, 3  [par Mathieu]

     

     

     

    L'homophobie est un corollaire du sexisme, un résultat de l'insécurité liée à l'identité et l'orientation sexuelles formatées par la construction idéologique des genres féminin et masculin dans une société donnée.

     

    Être ouvert/e d'esprit n'est pas d'exposer de la porno gaie chez soi. De plus, les stéréotypes sont si fortement ancrés que bien des hommes fantasment encore en voyant deux femmes s'embrasser. Allosexuel/le ou hétérosexuel/e, tout le monde n'est pas aussi dépourvu de capacité de fantasmer avec un peu d'imagination qu'il faille montrer l'intérieur de l'estomac de l'objet [au sens psychanalytique] convoité pour bander.

     

    Des mots qui tuent, littéralement


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    « des motsétoffe »

  • Commentaires

    5
    artobazz Profil de artobazz
    Samedi 29 Décembre 2012 à 04:40

    courroux,

    Merci pour cet apport intéressant. Pourquoi utiliser le mot « féminicide » plutôt que « fémicide »? Je me pose depuis longtemps cette question. Puisqu'on dit « homicide ». Et que si on n'est pa sexiste, tuer un humain serait humanicide parce que part de humaIN. Y a-t-il une explication ou je me pose trop de questions? ;)

    Zéo

    4
    Vendredi 28 Décembre 2012 à 23:02
    3
    Vendredi 28 Décembre 2012 à 23:02
    2
    artobazz Profil de artobazz
    Jeudi 13 Septembre 2012 à 00:42

    Merci!

    ¦-)

    1
    Le factotum
    Mercredi 12 Septembre 2012 à 23:43

    Un beau travail de fond, 100 % engagée. Bravo!

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